Nombreux sont de nos jours les femmes qui s’adonnent au commerce transfrontaliers afin sortir de la précarité et contribuer un tant soit peu aux besoins de leur famille. Malheureusement, ces femmes exerçant dans ce secteur informel ignorent qu’elles doivent se prémunir de certaines pièces à l’instar de la pièce d’identité ou du passeport. Pire elles ne sont pas au parfum de l’information qui porte sur les facilités qu’offre le schéma de libéralisation des échanges (SLE) adopté par la CEDEAO, ni des modalités pour l’obtention d’un prêt. C’est donc pour éclairer leur lanterne que l’ONG Assistance Plus-Togo (AP-Togo) a organisé ce 14 août une session de formation à l’endroit d’une cinquantaine de femmes commerçantes venant de divers quartiers de Lomé.
L’objectif de cette formation était de faire une mise à jour des conditions et modalités nécessaires pour une traversée de frontière sans gêne lors de leur activité commerciale en se munissant des documents adéquats. Il était également question de les illuminer sur les pièces et modalités requises pour l’obtention de ces documents. Pour atteindre ces objectifs, les femmes ont été scindées en plusieurs groupes afin de présenter des exposés sur les questions tels que « quelles sont les difficultés que rencontrent les femmes commerçantes ? », « quelles sont les formalités que doivent remplir les femmes commerçantes pour passer la frontière avec leurs marchandises ? », « quelles sont les formalités pour avoir un prêt dans une microfinance ou dans une banque ? » pour ne citer que ceux-là.
Par ailleurs, ces exposés ont permis à la formatrice Madame Nathalie Pidénam, sociologue spécialiste en développement communautaire de mieux cerner les lacunes et d’apporter plus de précision à leurs présentations. Elle a en complément à ces informations exhorté les femmes à élaborer un plan d’affaire avant toute demande de prêt ou crédit auprès des microfinances où les banques. Elle leur a également incité à posséder un carnet jeune qui peut aussi faire office de document important. Madame Nathalie a aussi ajouté qu’un programme appelé « masculinité positive » est en perspective afin de sensibiliser les hommes à mieux accompagner les femmes commerçantes transfrontalières pour une meilleure réussite de leur activité.
Madame la directrice d’AP-Togo pour sa part suite à leurs exposés leur a prévenu contre les dangers qu’elles en courent en passant par les chemins non conventionnels communément appelés « smongles » car selon elle, ces femmes peuvent tomber dans les mailles des braqueurs malfrats.
Au sortir de cette formation, ses femmes ont exprimés leur joie et satisfecit pour les éclairages qui leur ont été apportées et promis de partager l’information à leurs camarades qui n’ont pas pu prendre part à cette formation. Notons que cette formation est une initiative d’Assistance Plus-Togo avec le financement d’African’s Women’s Development Fund (AWDF).
