La notion de « parlement ouvert » est une nouvelle forme d’interaction entre les citoyens et les pouvoirs législatifs. Celle-ci favorise l’ouverture du processus législatif afin de garantir la transparence, l’accès à l’information publique, la responsabilité, la participation citoyenne, l’éthique et la probité parlementaire. Si cette pratique est bien ancrée ailleurs, en Afrique de l’ouest elle patine encore selon les enquêtes de l’Open Society Initiative. C’est dans le but d’inciter les acteurs de la société civile et les journalistes à œuvrer pour l’avènement d’un Parlement plus ouvert au Togo mais également à partager et se nourrir des expériences des autres pays que le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) et le Réseau parlementaire d’Afrique (PN Africa) ont initié le 22 mars dernier à Lomé, un atelier de renforcement de capacité et de réseautage à l’endroit des organisations de la société civile et des journalistes.
Cet atelier exécuté dans le cadre du projet « Les participations et Réseautage du Parlement Ouvert en Afrique de l’Ouest (OPEN Afrique de l’ouest) a pour objectif de faciliter le réseautage entre les organismes de surveillance parlementaire (OSP) en Afrique de l’Ouest pour le partage d’expérience et le dialogue collectif. Il vise également à renforcer l’ouverture des parlements nationaux et régionaux d’Afrique de l’Ouest grâce à un outil de transparence législative.
A cet effet, les participants à cet atelier ont suivi 2 communications. La première a porté sur la présentation du projet OPEN Afrique de l’Ouest. La seconde est intitulée « travailler ensemble en tant que réseau ». En outre, représentant d’OSC et journalistes ont suivi par Visio conférence une séance d’apprentissage sur la thématique « profiter de la technologie civique pour améliorer la transparence et la responsabilité parlementaire présentée par Madame Caroline Gaita, Directeur exécutif de Mzalendo Trust, Kenya.
Pour Madame Cynthia Afi DZUDZO, Responsable communication et plaidoyer, le but final de ce projet est de créer un centre de ressources parlementaires en ligne qui servira de dépôt de pratiques exemplaires au sein de la communauté des OSP pour le partage entre pairs et l’échange d’expériences.
Monsieur Justin A. BADJALIWA, coordinateur du programme Régional-Afrique du CACIT pour sa part s’est réjoui de cette initiative portée par PN Africa et pense que la mise sur pied d’un réseau composé de représentant d’OSC et de journalistes à l’issue de cet atelier tombe à pic. « C’est une activité que nous menons déjà mais nous n’avons pas encore atteint nos objectifs. Je pense qu’avec ce réseau nous avons fait un pas en avant qui nous permettra de discuter des problèmes liés en développement du pays mais également de relayer les informations issues des travaux du parlement aux populations à la base » a-t-il expliqué. Rappelons que dans le cadre de projet, le CACIT et le PN Africa envisage également de rencontrer les élus du peuples togolais. Il fait noter pour clore que ce projet a été financé par la fondation nationale de la démocratie (NED) basée aux Etats-Unis.
