Faure GNASSINGBE, médiateur de la crise entre le Mali et la CEDEAO

                                  Pas du tout surprenant !

Le fait d’accepter d’être le médiateur dans la crise qui oppose la CEDEAO et le Mali, le Président Faure GNASSINGBE a démontré qu’il peut transcender la norme qui stipule que « celui n’est pas avec moi est contre moi ». La posture du Chef de l’Etat togolais montre à suffisance qu’il n’a pas cautionné les sanctions prises contre l’Etat malien.

Force est de constater que lors des réunions entre les Chefs d’Etat et Chefs de gouvernement pour trancher le cas malien, le Président Faure Gnassingbé se faisait représenter par son chef de la Diplomatie, Pr. Robert DUSSEY. Ces sanctions lourdes de la CEDEAO contre le Mali, tout le monde s’y attendait car au regard des circonstances, ces sanctions auraient été dictées par la France l’ex pays colonisateur du Mali puisque le Président Macron lui-même lors d’une de ses sorties médiatiques  affirmait avoir donné l’injonction au Président en exercice de cette institution internationale sous régionale de sévir face au refus de la Junte militaire au pouvoir d’organiser l’Election présidentielle en février dernier.

Par ailleurs sans toutefois s’opposer aux décisions punitives prises à l’égard du Mali, le Président Faure Gnassingbé aurait, selon certains indiscrétions, effectué un voyage à Bamako afin de rencontrer les autorités malienne. Une preuve palpable que, tout comme son feu père, Gnassingbé, Faure est prêt à donner du sien pour la préservation et la paix des pays voisins.

En politique, on dit souvent que les Etats ne sont amis que lorsqu’ils ont un même ennemi. Mais face à la crise qui oppose la CEDEAO et le Mali, Faure Gnassingbé s’est voulu neutre et solidaire envers les populations maliennes, ceci au prix des risques de la dégradation des relations entre ses pairs qui ont cautionné ses sanctions.

Faure Gnassingbé, médiateur de la crise entre le m

Mali et la CEDEAO, une posture qui pourrait déranger la France.

Les détractions du Président Faure Gnassingbé l’ont toujours peint comme un « billon » de la France, un Président absolument « made by France ». Or, aujourd’hui, au regard des tensions qui existent entre Bamako et Paris, qui peut croire qu’un présupposé « suppôt » d’une puissance coloniale peut se montrer conciliant envers l’ennemi de son patron ?

C’est donc la preuve que le Président Togolais sait s’élever au-delà des clivages et qu’il jouit d’une indépendance absolue dans ses prises de décision. Certes, les coups d’Etat sont condamnables, mais face à la situation malienne, il faudra adopter des positions qui aideraient le Mali à se réapproprier l’intégralité de son territoire.

R.T

Partager