Troisième passage à L’EPU: le rapport du Togo très apprécié.

Le rapport au titre du troisième cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) a été présenté aujourd’hui à la 40è session du groupe de travail sur l’EPU devant le conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ceci est un exercice qui consiste à passer en revue la situation des droits de l’homme au Togo.La délégation togolaise a été conduite par Docteur Christian Eninam TRIMUA, ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, porte-parole du gouvernement.

 Après la présentation de ce rapport, tous les pays participants ont félicité et encouragé le Togo pour les efforts remarquables fournis et la prise en compte des recommandations depuis son passage depuis son dernier passage en 2016.

Outre les félicitations, le Togo a été invité à poursuivre les efforts déjà entamés dans la protection et promotion des droits de la femme et de la jeune fille, l’amélioration de la liberté de réunion et de manifestations pacifiques, la lutte contre le travail des enfants et l’amélioration de la condition carcérale.

Le chef de délégation, Docteur Christian Eninam TRIMUA dans sa réponse aux différentes recommandations soulevées, a souligné que la liberté de réunion est garantie par l’article 30 de la constitution togolaise. Le ministre a précisé que lors de l’examen précédent, 195 recommandations ont été formulées dont 167 acceptées et 28 notées. Quant à celles qui sont acceptées, 26 étaient déjà mises en œuvre avant leur formulation. Pour donner effet aux recommandations acceptées et renforcer la coopération avec les mécanismes onusiens des droits de l’homme, le Togo a pris des initiatives notamment la poursuite de la ratification des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’harmonisation de la législation avec les instruments ratifiés et l’adoption des politiques ou programmes nationaux ou sectoriels.

 En ce qui concerne les conditions de détention, le Togo compte aujourd’hui 13 établissements pénitentiaires et un centre d’accès au droit et à la justice pour enfants construit à Lomé et dans ces établissements la séparation des détenus adultes et mineurs, femmes et est respectée. Selon le ministre TRIMUA, il importe de souligner que malgré la bonne volonté politique et la détermination du gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations, l’insuffisance des ressources et d’autres défis comme la crise sanitaire de la covid 19 auxquels le pays est confronté ont ralenti le rythme des résultats attendus. En ce qui concerne la recommandation de certains États concernant l’union des personnes de même sexe, le ministre TRIMUA a opposé une fin de non recevoir tout en expliquant que cette pratique n’est ni envisagée par le Togo et ne répond pas aussi ni à nos valeurs ni à nos mœurs.

Le ministre de la communication et des médias, Akodah AYEWADAN était aussi présent à ce rendez-vous

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