Les rapports alternatifs des OSC sur les droits de l’homme au Togo fin prêt pour l’EPU de janvier

Le Togo, étant membre de l’Organisation des Nations Unis, doit dans le cadre de l’accomplissement de ses engagements en matière des droits de l’homme présenter en janvier prochain un rapport sur la situation des droits de d’homme dans son pays. À cette occasion, les organisations de la société civile togolaise  ont également leur voix au chapitre. C’est dans cette optique que du 28 au 30 avril dernier une consultation nationale a été organisée par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) avec 55 acteurs de la société et a permis de recueillir des informations pour la rédaction des rapports alternatifs de la société civile pour l’Examen Périodique Universelle (EPU). C’est  pour procéder à la validation de ces rapports alternatifs que le 7 juillet dernier ils se sont une fois encore réunis  à Lomé.

Il était donc question lors de cette rencontre de présenter aux participants les points clefs des rapports, susciter des débats sur leurs contenus ; faire des amendements nécessaires pour la validation puis de renforcer la visibilité de l’EPU.

A cette occasion, le représentant du ministre des droits de l’homme, Monsieur Akpaou a, au nom du gouvernement félicité le CACIT et ses partenaires pour l’initiative. Il a ensuite invité les participants à faire preuve d’objectivité dans leur évaluation afin que leurs rapports reflètent les réalités des droits de l’homme au Togo. « Le succès de votre rapport réside dans une évaluation objective et juste des progrès et défis en matière de droits de l’homme au Togo. Autrement, l’exercice ne sera pas probant et ne reflètera pas les efforts de notre pays. Je vous exhorte donc à faire preuve d’impartialité et de professionnalisme dans vos analyses de la situation des droits de l’homme » a-t-il souhaité.

Le Président du CACIT, Me Claude AMEGAN, a dans son allocution précisé que, le Togo dans sa volonté d’être un pays respectueux des droits de l’homme connaît des améliorations mais beaucoup reste encore à faire. « Notre souhait à tous c’est de voir la situation des droits de l’homme améliorer au Togo en dépit des contingences du temps et de l’espace. D’ailleurs le dernier passage du Togo devant le comité des droits de l’homme du 29 au 1er juillet révèle que la situation des droits de l’homme au Togo reste aussi préoccupante notamment la question de l’impunité, l’absence d’enquête, l’indépendance de la justice, torture et mauvais traitements et les mauvaises conditions de détention, en dépit de quelques bonne note d’avancée » a-t-il observé.

Les travaux ont pris fin avec la validation du rapport de synthèse. Il est important de souligner que ces activités ont été possibles grâce l’appui financier et technique des partenaires du CACIT à l’instar de l’UPR info, le CCPR (center for civil and political Right).

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