« Normalement l’Etat subventionne les clubs. Depuis plus de 25 ans que je suis présidente de club, je n’ai jamais bénéficié de subvention.il fait que nous soyons accompagnés par la fédération ».
Afin de mettre en lumière le potentiel du Sport, chaque 06Avril est célébrée la Journée Internationale du Sport au service du développement et de la paix. A cet effet, Madame Rose KOUDJOME, femme d’affaires, militante engagée des droits humains, de la paix et pour une réelle indépendance des pays africains à travers son ONG « Les Amazones de la République » est également présidente de club de Basketball nommé « MELTING POT » un nom évocateur pour ceux ou celle qui connaissance la « sève » qui a fait des Etats Unis d’Amérique l’Etat le plus puissant du monde. Ainsi, à l’occasion de cette journée qui célèbre le sport, la présidente du club de Basketball « MELTING POT » a bien accepté de nous livrer les raisons de la création de ce club et en même temps les difficultés rencontrées puis ses propositions pour l’évolution du Sport tant chéri par les togolais et les citoyens du monde entier.
Journaliste : Madame Rose Koudjome, vous êtes une femme entrepreneure mais également présidente du club de basket nommé « MELTING POT ». Comment en êtes-vous arrivez là ?
Mme Rose Koudjome : Melting pot comme son nom l’indique c’est le brassage des hommes et des cultures. L’idée de créer un club date des années 90.Dans notre pays il y a eu division comme quoi celui-ci vient du Nord, l’autre du Sud, celui-ci est Kabyè et l’autre Ewé…etc. comment faire qu’un jour nous transcendons ces clivages régionaliste et ethniques ? C’est pourquoi j’ai d’appelé mon club de basket « Melting Pot ».
Journaliste : Alors Melting Pot y est déjà, nous sommes sur le terrain. Une nouvelle saison du basket se peaufine à l’horizon. Dites-nous dans quel état se trouve votre équipe Melting pot ?
Mme Rose Koudjome : Ils sont en bonne forme pour affronter la nouvelle saison dans le but de gagner, de ramener le trophée.
Journaliste : Madame Rose dites-nous quelles sont vos perspectives ? Cette saison, vous allez jouer les premiers rôles où comme d’habitude le maintien ?
Mme Rose Koudjome : Nous ne sommes pas un club de gaillard club pour parler de maintien, nous avons des séniors, des cadets et des minimes et plusieurs fois vous ne le savez pas peut être on a remporté des trophées aux niveaux minime et cadet. C’est vrai qu’on est allé en demi-finale avec les séniors mais on espère cette année gagner le trophée.
Journaliste : Après 25 bonnes années à la tête de Melting pot. Vous aurez connu sans doute des jours de gloires et de difficultés ? Madame la présidente, dites-nous quels sont vos plus beaux souvenirs ?
Mme Rose Koudjome : Aujourd’hui je suis très heureuse parce que j’ai fait une contribution citoyenne à travers Melting Pot club. D’abord, il faut noter que je suis pratiquement la seule femme qui a créé son club et qui a son propre terrain sur fond propre. Et ce terrain a été sollicité par des établissements de la place. Par exemple le lycée d’Agoè nous a sollicités pour former les jeunes, l’école internationale Mariam également. Aujourd’hui, je suis vraiment très fier car si tu prends la plupart des jeunes de notre zone qui ont la trentaine, ils vous diront qu’ils sont passés par le Melting Pot. Aujourd’hui aussi nous avons des jeunes qui ont évolué sur le plan international mais pas vraiment à un haut niveau. Mais ils sont arrivés à un niveau où ils tirent leur pain quotidien de ce sport.
Comme difficultés, normalement l’Etat subventionne les clubs. Depuis plus de 25 ans que je suis présidente de club, je ne n’ai jamais bénéficié de subvention. Il faut que nous soyons accompagnés par la fédération. Au niveau de l’arbitrage aussi, ce n’est pas encourageant. Les jeunes sont démotivés dans leur élan quand ils jouent. Ils savent qu’il n’y a pas faute mais l’arbitre siffle quand même. C’est aussi l’une des facteurs qui découragent dans le basket togolais.
Journaliste : qu’est-ce que vous attendez de Melting Pot pour cette année ?
Mme Rose Koudjome : Nos jeunes joueurs ne savent pas qu’il faut se surpasser pour atteindre un niveau élevé. Il faut que nos jeunes changent de mentalité. La plupart des jeunes de Melting pot ont un atout naturel, la taille mais ils doivent aimer le sacrifice, accepter se sacrifier pour aller très loin.
